Recherche d’emploi après 50 ans : valoriser son expérience face aux idées reçues

Recherche d’emploi après 50 ans : comment convaincre malgré les idées reçues ?

Quand on cherche un emploi après 50 ans, certaines idées reçues peuvent surgir avant même que le candidat ait eu l’occasion de parler de son parcours : trop cher, moins adaptable, moins à l’aise avec le numérique, surqualifié…

Face à ces préjugés, le premier réflexe consiste souvent à vouloir les réfuter un par un. Pourtant, ce n’est pas toujours la meilleure stratégie.

L’enjeu est plutôt de ramener la discussion vers ce qui intéresse réellement l’employeur : ce que vous pouvez lui apporter aujourd’hui.

Après 50 ans, l’expérience peut devenir un véritable avantage

Une carrière de vingt ou trente ans ne se résume pas à une succession d’entreprises et d’intitulés de postes.

Avec le temps, on a aussi accumulé des situations vécues, des problèmes résolus, des réussites, parfois des erreurs, et surtout une meilleure connaissance de sa propre façon de travailler.

Cette expérience peut notamment apporter :

  • une capacité à prendre du recul dans des situations complexes ;
  • une meilleure connaissance de ses points forts et de ses limites ;
  • des réflexes professionnels acquis au fil des années ;
  • une capacité à anticiper certaines difficultés ;
  • une manière plus structurée de collaborer, décider ou transmettre.

Le problème n’est donc pas forcément le manque de valeur de l’expérience.

Il est souvent dans la façon de la présenter.

Ne pas chercher à raconter toute sa carrière

Lorsque l’on possède un parcours long, la tentation est grande de vouloir tout expliquer : chaque fonction occupée, chaque responsabilité, chaque compétence acquise.

Mais un recruteur ne cherche pas à reconstituer vingt-cinq années de carrière.

Il cherche à savoir si la personne qu’il a devant lui peut répondre au besoin qu’il rencontre aujourd’hui.

Il peut donc être beaucoup plus efficace de se demander :

Parmi tout ce que j’ai fait, qu’est-ce qui est réellement utile pour ce poste précis ?

Cela suppose parfois de faire des choix et même de laisser de côté certains éléments pourtant importants de son parcours.

Ce n’est pas minimiser son expérience.

C’est la rendre plus lisible.

Répondre aux idées reçues sans se justifier

Un candidat senior peut parfois entrer dans un entretien avec l’impression qu’il doit immédiatement prouver qu’il est encore adaptable, motivé ou à l’aise avec les outils numériques.

Cette posture peut conduire à se justifier avant même qu’une objection n’ait été formulée.

Il est souvent préférable de montrer les choses concrètement.

Plutôt que d’affirmer que l’on sait s’adapter, on peut raconter une situation récente dans laquelle il a fallu apprendre une nouvelle méthode ou travailler dans un nouvel environnement.

Plutôt que de dire que l’on est à l’aise avec le numérique, on peut citer naturellement les outils que l’on utilise.

Et plutôt que de chercher à démontrer que son âge n’est pas un problème, mieux vaut montrer en quoi son expérience constitue une réponse au problème de l’employeur.

Transformer son expérience en bénéfices pour l’entreprise

Une compétence n’a vraiment de valeur aux yeux d’un recruteur que lorsqu’il comprend ce qu’elle peut produire dans son organisation.

Par exemple, dire :

« J’ai vingt ans d’expérience dans le management »

reste assez abstrait.

Expliquer :

« J’ai appris à reprendre des équipes dans des contextes difficiles, à identifier rapidement les points de blocage et à recréer des conditions de travail efficaces »

permet beaucoup mieux de comprendre ce que cette expérience peut apporter.

Le travail consiste donc à transformer progressivement son parcours en preuves et en bénéfices.

Ce raisonnement peut s’appliquer au CV, au profil LinkedIn et, bien sûr, à l’entretien.

Le CV d’un candidat expérimenté doit lui aussi faire des choix

Après 50 ans, un CV n’a pas besoin de raconter toute une vie professionnelle.

Une expérience ancienne peut être très importante pour vous sans être déterminante pour le poste visé aujourd’hui.

Il peut donc être utile de :

mettre davantage en valeur les expériences récentes et pertinentes, synthétiser les périodes plus anciennes et privilégier les réalisations concrètes plutôt qu’une longue liste de missions.

L’objectif est toujours le même : permettre au recruteur de comprendre rapidement ce que votre parcours peut apporter à son besoin actuel.

Il ne s’agit pas d’effacer son âge

Chercher à valoriser son expérience ne signifie pas prétendre que l’âge n’existe pas.

À 50, 55 ou 60 ans, on n’a évidemment pas le même parcours qu’à 30 ans.

Et c’est précisément là que peut se trouver une partie de la valeur.

L’objectif n’est pas de se présenter comme quelqu’un de plus jeune.

Il est de montrer que les années d’expérience ont produit quelque chose : une compétence plus solide, du discernement, une capacité à relativiser, à résoudre certains problèmes plus rapidement ou à transmettre.

À 50 ans et plus, on ne repart pas de zéro.

Mais encore faut-il réussir à faire percevoir ce que l’on a construit.

Faire le point sur son propre positionnement

Lorsqu’une recherche d’emploi se prolonge ou que les entretiens n’aboutissent pas, il peut être utile de prendre du recul sur la manière dont son parcours est présenté.

Quels sont aujourd’hui vos véritables points forts ?
Quelles expériences méritent d’être mises en avant ?
Votre CV raconte-t-il votre passé ou montre-t-il ce que vous pouvez apporter demain ?
Votre discours en entretien répond-il réellement aux préoccupations de l’employeur ?

Ce travail de clarification permet souvent de porter un autre regard sur son propre parcours.

Si vous souhaitez faire le point sur votre situation professionnelle, votre recherche d’emploi ou la manière de valoriser votre expérience après 50 ans, je vous propose un premier échange de 30 minutes, offert et sans engagement.