Illustration humoristique d'un candidat expérimenté assis sur un barbecue lors d'un entretien d'embauche, face à trois recruteurs.

Votre prochain entretien : évitez le « passage sur le gril »

Vingt, vingt-cinq, trente ans de carrière. Des réunions à n’en plus finir, des dossiers complexes, des décisions difficiles, parfois même des équipes entières à manager.

Bref, vous en avez vu d’autres !

Alors, un simple entretien d’embauche ? Franchement, après tout ça, ce devrait être une formalité, non ?

Eh bien… pas forcément.

L’expérience, oui. L’immunité contre le trac, non !

Avec les années, on acquiert des compétences, du recul et, souvent, une certaine assurance. On connaît son métier, on sait ce qu’on vaut et on a généralement moins besoin de faire ses preuves.

Mais il y a un petit détail : être expérimenté dans son métier ne signifie pas être expérimenté dans l’art de passer des entretiens d’embauche.

Surtout lorsque le dernier remonte à dix ou quinze ans !

Entre-temps, vous avez peut-être changé de responsabilités, dirigé des projets importants, négocié avec des clients exigeants ou affronté quelques situations professionnelles autrement plus délicates qu’un entretien de recrutement.

Et pourtant, vous voilà dans une salle d’attente, à répéter mentalement votre présentation, en vous demandant si vous n’auriez pas dû choisir une autre cravate.

Ou une autre tenue.

Ou, tant qu’à faire, une autre carrière…

Le piège de l’expérience

Il existe un paradoxe assez cruel.

À 25 ans, avoir le trac avant un entretien, c’est normal. À 55 ans, on serait censé avoir réponse à tout, sourire compris.

Comme si la confiance en soi était automatiquement livrée avec les années d’ancienneté. Avec une garantie constructeur, peut-être ?

Après tout, une personne « senior » — quel vilain mot pour désigner quelqu’un qui a simplement travaillé quelques années de plus ! — devrait forcément faire preuve d’aisance, de sérénité et de confiance.

Du moins, c’est ce que l’on imagine parfois que le recruteur attend.

Alors, au trac habituel peut s’ajouter une pression supplémentaire : celle de devoir paraître parfaitement à l’aise.

Et c’est généralement à ce moment-là qu’on risque de perdre un peu de sa spontanéité.

Un entretien n’est pas un tribunal

Première chose à se rappeler : vous n’êtes pas là pour comparaître.

Le recruteur ne connaît pas encore votre parcours dans toute sa richesse. Son objectif est de comprendre ce que vous pouvez apporter à l’entreprise, comment vous travaillez et si vos attentes correspondent au poste.

Et de votre côté, vous avez aussi des questions à poser.

Car un entretien d’embauche, ce n’est pas seulement une entreprise qui choisit un candidat. C’est également un professionnel qui évalue une opportunité.

Autrement dit, vous n’êtes pas le seul à devoir convaincre.

Voilà déjà de quoi faire baisser la température de quelques degrés.

La meilleure façon d’éviter le gril ? Préparer la cuisson !

Bon, rassurez-vous, nous n’allons pas parler barbecue.

Mais il faut bien reconnaître une chose : un entretien réussi se prépare.

Pas question d’apprendre des réponses par cœur jusqu’à ressembler à un répondeur automatique.

Et puis, soyons réalistes : avoir dirigé vingt collaborateurs, géré des budgets importants ou traversé trois réorganisations ne signifie pas qu’on sache répondre spontanément à cette question redoutable :

« Parlez-moi de vous. »

Trois petits mots. Et soudain, trente ans de carrière deviennent difficiles à résumer !

Une bonne préparation consiste notamment à :

  • Revisiter son parcours pour en dégager les expériences réellement pertinentes pour le poste.
  • Identifier ses réalisations concrètes, plutôt que de simplement énumérer ses anciennes fonctions.
  • Préparer une présentation claire et concise de son parcours et de ses motivations.
  • Anticiper certaines questions délicates, notamment celles concernant une période d’inactivité, une reconversion ou ses attentes salariales.
  • S’entraîner à l’oral, car une réponse qui paraît limpide dans notre tête peut se révéler nettement moins convaincante une fois prononcée.

Et, surtout, apprendre à parler de son expérience avec assurance, mais sans donner l’impression de considérer que tout est acquis.

L’objectif n’est pas de fabriquer un personnage impeccable. C’est de permettre au professionnel que vous êtes de s’exprimer avec naturel et conviction.

Et si vous répétiez avant le grand jour ?

Un comédien expérimenté répète avant de monter sur scène.

Un sportif confirmé s’entraîne avant une compétition.

Alors pourquoi un professionnel expérimenté devrait-il improviser un entretien d’embauche sous prétexte qu’il a vingt-cinq ans de carrière ?

Parfois, quelques échanges, un regard extérieur et une simulation d’entretien suffisent à repérer ce qui fonctionne, ce qui mérite d’être amélioré et ce qui vous empêche de donner le meilleur de vous-même.

C’est précisément l’un des accompagnements que je propose chez Cap Nouvelle Carrière : vous aider à préparer votre entretien, à valoriser votre expérience et à aborder cette rencontre avec davantage de sérénité.

Pas de réponses toutes faites. Pas de formule magique. Et promis, pas de véritable barbecue.

Parce que l’expérience est un atout. Encore faut-il savoir la présenter.

Pour aller plus loin

Après 50 ans, un candidat n’a pas à passer sur le gril pour justifier son âge. Ce qui compte, ce n’est pas sa date de naissance, mais ce que son expérience lui permet d’apporter aujourd’hui… et demain.

Vous souhaitez valoriser votre expérience, préparer un entretien ou donner un nouvel élan à votre carrière ? Je vous propose un premier échange de 30 minutes, offert et sans engagement, pour faire le point sur votre situation.